Lorsqu'un muscle ou un tendon doit frotter contre un autre muscle ou un autre tendon, et surtout contre un os, le glissement de ces structures est facilité par l'interposition entre elles d'une bourse séreuse. Il existe aussi des bourses séreuses sous-cutanées, au niveau des points où la peau, recouvrant directement un os, doit se prêter à des glissements très fréquents, comme par exemple au niveau des genoux ou du talon.
Les bourses sont des sacs clos, dont une moitié est encapuchonnée dans l'autre, un peu à la façon d'un raisin qu'on aurait pressé entre deux doigts pour en extraire le centre et laisser simplement la peau. L'intérieur de ces sacs renferme une petite quantité d'un liquide visqueux qui facilite le glissement.
Toute bourse séreuse peut s'infecter, donnant une bursite infectieuse, mais la plupart des bursites que l'on rencontre ne résultent pas d'une infection, mais plutôt d'une irritation qui entraîne une inflammation. Cette irritation peut être le résultat de pressions ou de frictions répétées.
Les bursites les plus communes que l'on rencontre chez les travailleuses sont les suivantes :
Il y a aussi des bursites trochantériennes (hanche), ischiatiques (fesses), achilléennes (talon) et souscapitales (pied), mais elles ne sont généralement pas reliées au travail.
Le traitement des bursites est le suivant :
Michel Dupuis, MD