Avec les années, le nombre de réclamations touchant la problématique des lésions attribuables au travail répétitif (LATR) ne cesse d'augmenter. Par exemple, aux ÉtatsUnis, le Bureau of Labor Statistic évalue que le nombre de réclamations pour les LATR est près de 10 fois plus élevé en 1991 qu'il était en 1981. Au Québec, le Dr Michel Dupuis fait un constat semblable dans son livre intitulé : " La réadaptation du travailleur accidenté ". Cette augmentation du nombre de réclamations est due à plusieurs facteurs, entre autres :
Dans les années 1980, il y a eu plusieurs publications scientifiques au sujet des LATR et en 1988, le National Institute of Occupational Safety and Health (NIOSH Institut de recherche américain en matière de santésécurité du travail) a résumé l'ensemble des connaissances dans un manuel portant sur les LATR. Ce document identifie quatre facteurs de base qui sont à l'origine des LATR :
Avec le temps, l'accumulation d'un ou plusieurs de ces facteurs exige beaucoup trop et va au delà de la capacité du corps humain, ce qui donne comme résultat une maladie professionnelle. Des facteurs physiques tels que les vibrations ou le froid peuvent également accélérer l'apparition de ces maladies professionnelles.
Bien que ces facteurs puissent être présents dans à peu près tous les secteurs d'activité économique, les statistiques et les études scientifiques ont permis d'identifier certains secteurs ou types d'activités où les LATR se présentent plus fréquemment. Mentionnons à titre d'exemple :
En résumé, les LATR aux membres supérieurs constituent la catégorie de maladies professionnelles pour laquelle il y a le plus grand nombre de réclamations. Plusieurs secteurs d'activités économiques sont touchés et la situation est très préoccupante dans les secteurs ayant une forte proportion de main-d'oeuvre féminine. L'instauration des moyens de prévention dans les milieux de travail s'impose et nous croyons que l'information véhiculée par le présent journal spécial est un premier pas vers l'amélioration des conditions de travail des travailleuses oeuvrant dans des secteurs à risque.
Norman King