Histoire de Jean Pichet
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Sommaire :
L'établissement en Nouvelle-France
C’est au Château Richer, petit village situé sur la rive nord du fleuve
Saint-Laurent, à quelques kilomètres de Sainte-Anne-de-Beaupré, que
l’on rencontre pour la première fois en Nouvelle-France, l’ancêtre Jean
Pichet. À l’hiver de l’année 1660, soit le deux du mois de février,
Jean y est confirmé en compagnie de plusieurs autres habitants de la
région.
Depuis quand Jean Pichet dit Pégin est-il en Nouvelle-France ? Malgré
le fait qu’aucun document notarié concernant son engagement n’ait été
trouvé, il semble bien qu’il soit arrivé en ce pays à l’été de 1659.
Est-il en engagé de trente-six mois ? Probablement, mais on ignore le
nom de l’habitant, du Seigneur ou de la compagnie chez qui Jean passa
les trois premières années de son séjour sur la côte de Beaupré.
Le 10 août 1662, ce jeune colon se rend chez le notaire Vachon pour y
acheter des frères Jean et Nicolas Juchereau, une concession sise en la
paroisse Saint-Pierre de l’Ile d’Orléans. Cette terre, faisant partie
de l’arrière-arrière-fief La Chevalerie, avait deux arpents de front
sur le fleuve avec une profondeur qui «se rend jusqu’à la ligne qui
traverse la dite île de pointe en pointe». Bornée à l’est par la terre
de Jean Paulin, à l’ouest par celle de Charles Roger des Colombiers,
cette concession a une superficie de 38½ arpents environ.
Les semaines et les mois passent, laissant à Jean Pichet le temps
nécessaire pour défricher quelques arpents et bâtir, sans doute, une
habitation destinée à accueillir Madgeleine Leblanc qu’il épouse vers
1666. L’acte de mariage n’ayant pas été retracé, nous ne connaissons
pas le nom de ses parents ni le lieu de sa paroisse d’origine, en
France. Selon le généalogiste Tanguay, Jean serait de la région de
Poitiers. Son épouse Magdeleine Leblanc était la fille de Jean Leblanc
et Euphodie-Madeleine Nicolet. Cette dernière était la fille du célèbre
explorateur-interprète Jean Nicolet marié à une sauvagesse Nipissing.
Au recensement de l’année 1667, Jean et Magdeleine possèdent une tête
de bétail et douze arpents en valeur. Il faut attendre l’année 1678
pour que Jean Pichet fasse de nouveau parler de lui. Ce vingt-quatre du
mois de février, le patrimoine des Pichet s’enrichit d’une nouvelle
terre. En effet, en présence du notaire Duquet, Jean achète la terre de
Jean Paulin, son voisin.
En 1681, lors du recensement, la famille Pichet dit Pégin vit toujours
dans la paroisse Saint-Pierre de l’Ile d’Orléans où vingt arpents de
terre ont été défrichés, fournissant de quoi nourrir onze bêtes de
bétail qui ne tarderont pas à se multiplier.
Outre une requête déposée contre Nicolas Juchereau dit Saint-Denis en
septembre 1678, les années suivantes sont sans histoire pour le couple
Pichet-Leblanc. Jean décède en 1699, neuf ans avant sa compagne de tous
les jours. Neuf mois plus tard, soit le quatre de l’année 1670, la
veuve convoque le notaire Jacob, père, afin de dresser l’inventaire des
biens.
De son union avec Magdeleine Leblanc, six enfants sont nés :
· Jacques, baptisé le 5 mai1668, se marrie à Louise Asselin le 30 avril
1696 dans la paroisse de Sainte-Famille de l’Ile d’Orléans, Il meurt en
1713.
· Anonyme, né, baptisé and enterré le 10 avril1672, dans la paroisse de
Sainte-Famille de l’Ile d’Orléans.
· Madeleine, baptisée le 14 avril 1675, marriée en 1re noce avec
Gabriel Gosselin le 13 avril 1692 devant le notaire Vachon; en 2e noce
avec Antoine Vigneau le 19 février1703.
· Jean, baptisé le 20 juin 1680, marrié à Geneviève Crépeau le 8
novembre 1700 dans la paroisse de Saint-Pierre de l’Ile d’Orléans,
meurt en 1703.
· Pierre, baptisé le 13 juillet 1682, épouse Elizabeth Côté le 26
novembre 1703 dans la paroisse de Saint-Pierre de l’Ile d’Orléans.
· Louis, baptisé le 13 février 1685 épouse le 10 novembre 1710
Marie-Anne Côté de Saint-Pierre de l’Ile d’Orléans; vingt ans plus tard
soit le 20 juillet 1730, il se remarrie avec Marguerite Godbout dans la
paroisse de Saint-Pierre de l’Ile d’Orléans. Louis fut notaire royal et
agriculteur.
Jacques et Louis ont grandement contribué au maintient de ce patronyme.
Aujourd’hui, on retrouve des descendants de Jean et Magdeleine
principalement au Québec, dans les provinces canadiennes ainsi qu’aux
États-Unis. Au cours des années, le patronyme Pichet a subi des
transformations et leurs descendants portent les noms de Pichet,
Pichette, Piché.
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dernière mise à jour le 8 août 2009