EXTRAITS DE:

J'ACCUSE MA TRÈS SAINTE MÈRE
de m'avoir violé, de m'avoir volé, d'avoir gâcher ma vie

Auteur: Victorien Théorêt (ordonné prêtre catholique en 1942, retraité à l'âge de 60 ans)
Publié en 1988

Disponible dans les bonnes bibliothèques


[sa "très sainte mère" c'est l'Église catholique]

Au Petit Séminaire, dans le cours de religion, on escamotait des faits qui pouvaient porter ombrage à l'Église, on nous cachait des vérités qui auraient pu porter atteinte à son prestige. C'était un enseignement à sens unique, très bien orchestré pour nous prouver que tout, dans toute l'histoire de notre Église, s'était toujours passé dans le parfait.

Après avoir lu le livre de l'ex-Jésuite Nino Lo Bello intitulé "L'Or du Vatican", j'ai compris que l'Église possédait plus de 14 milliards de dollars (14,000,000,000.00$) et plus de 60 compagnies à but très lucratif.

L'Église faisait du commerce avec ses milliards de dollars provenant des pauvres, et avec plus de 60 compagnies, avec but lucratif, dispersés à travers le monde, sous des noms hypocrites, des compagnies à propos desquelles seuls des experts financiers peuvent, dans un labyrinthe astucieux, dépister la provenance du véritable capital-action.

De 1920 à 1966, l'Église au Québec était une institution omnipuissante, omniprésente dans tous les domaines, surtout éducationnel et politique et "richissime", en plus. Elle détenait le capital, tirait toutes les ficelles, même et surtout financières, au niveau des cours secondaire pré-universitaire (le cours classique) et universitaire.

À cette époque, en 1943, les étudiants [francophones] surdoués de familles pauvres, à peine sortis du cours primaire, ne pouvaient arriver que dans un cul-de-sac.

Le pouvoir civil de cette période, de 1920 à 1960, n'offrait aucune bourse, abandonnant toute sa responsabilité, en ce domaine capital pour un peuple, à l'Église qui abusait de son pouvoir totalitariste pour ne penser qu'à sa survie. Lorsqu'il s'agissait d'étudiants pauvres, elle n'acceptait d'aider, avec l'argent qui venait pourtant de toute la société, que les étudiants qui promettaient de devenir prêtres et de se faire violer indûment comme des esclaves, consentant obligatoirement à vendre leur liberté, pour pouvoir faire des études supérieures, en accord avec leur personnalité et avec leurs talents.

À cette époque, il n'y avait aucune autre institution neutre pour le cours classique de langue française.

Malheureusement, notre pauvreté extrême et notre esclavage nous forçaient à obéir aveuglément à ces maîtres à penser, les seuls préposés à la direction de la vie intellectuelle du Québec parce qu'eux seuls détenaient toute l'autorité et possédaient tous les biens matériels alloués à l'éducation.

Cette nouvelle institution (secondaire gratuit) fouettait directement le monopole de l'Église sur les collèges classiques. Plusieurs évêques, plusieurs supérieurs de collèges classiques et, surtout, le comité catholique, section francophone, composé d'évêques très autoritaires, toutes ces autorités se prononçaient ouvertement contre cette initiative qui se présentait comme une première brèche dans un mur qui protégeait le pouvoir total et jaloux de l'Église sur toute l'éducation du Québec.

Le Comité catholique a retardé le développement du Québec d'au moins 50 ans.

Ce que l'auteur pense de "cette mafia ecclésiastique" ou "Église fanatique":


"Ceux qui ne se souviennent pas du passé sont condamnés à le revivre."

Georges Santayana